Quand le diable frappe à la porte… dityque lyrique

Quand le diable frappe à la porte

Diptyque lyrique Offenbach / Schönberg
Nouvelle production 2020

Mercredi 21 octobre 2020

Salon Musica Nigella / Tigny-Noyelle / Pas-de-Calais
Avant-première en version de concert

Du 5 au 11 avril 2021

Captation réalisée les 9, 11 & 12 mars à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet / Paris
Streaming en accès libre sur le site de l’Athénée

Une nuit, trois baisers

En amour comme en musique, les associations les plus inattendues sont souvent les plus propices et les plus résistantes. En effet, de prime abord, qui aurait pensé marier Offenbach et Schönberg ? C’est la très bonne idée de ce spectacle, qui associe deux opéras en un acte, pour mieux observer les circulations secrètes de l’amour et du désir. Pacte faustien chez l’un, affres de la spéculation chez l’autre… Du Paris de 1857 à la modernité viennoise des années 1930, se tissent des liens mystérieux, entre fantastique et imaginaire amoureux, comme le note la metteure en scène Alma Terrasse : « Dans Les 3 baisers du diable, les personnages sont les pions de forces invisibles. Dans Von Heute auf Morgen, on pourrait penser que seul un événement réel pourrait perturber l’ordre conjugal, or, il suffit d’un fantasme pour que la situation change ». Takénori Némoto transcrit les deux partitions sur le modèle de Pierrot Lunaire, les cinq musiciens joueront au total douze instruments, « en élargissant encore plus la palette de couleurs et la possibilité infinie de combinaison entre différents timbres imaginées par Schönberg. Cette formation permet aussi de donner à la musique d’Offenbach une sonorité originale et moderne », écrit Takénori Némoto, chef de l’Ensemble Musica Nigella, qui avait déjà présenté à l’Athénée un mémorable Pierrot lunaire.

  • Takénori Némoto, direction musicale & transcription
  • Alma Terrasse, mise en scène & dramaturgie
  • Elsa Ejchenrand, scénographie
  • Anne Poitevin, lumières
  • Elisabeth de Sauverzac, costumes
  • Emmanuel Christien Thomas Palmer, chefs de chant
  • Mélanie Boisvert, soprano / Jeanne, Die Frau
  • Odile Heimburger, soprano / Georges, Die Freundin
  • Benoît Rameau, ténor / Jacques, Der Sänger
  • Antoine Philippot, baryton / Gaspard, Der Mann
  • Marie Roth, comédienne / L’Enfant, Das Kind)

Ensemble Musica Nigella

  • Anne-Cécile Cuniot & Yua Souverbie (flûte, piccolo / en alternance)
  • François Miquel (clarinettes, clarinette basse, saxophone alto)
  • Pablo Schatzman (violon)
  • Annabelle Brey (violoncelle)
  • Emmanuel Christien (piano)

Presse en parle

« Est-on si loin d’Offenbach ? Diaboliquement convaincante, la double transcription de Takénori Némoto utilise pour pour les deux pièces le même petit orchestre de cinq interprètes (dont un pianiste) jouant douze instruments, et les mêmes voix, le ténor Benoît Rameau et la soprano colorature Odile Heimburger se montrant tout aussi talentueux et transformistes qu’Antoine Philippot et Mélanie Boisvert. Chaque couple est pourvu d’un enfant, campé par une émouvante marionnette. (Sophie Bourdais / Télérama) »
 
« Pas un temps mort au cours d’un spectacle qui bénéficie de l’énergie d’une équipe parfaitement soudée. Quant à Takénori Némoto, qui a signé avec l’art qu’on lui sait en ce domaine la réduction des parties orchestrales, il dirige les musiciens de l’Ensemble Musica Nigella avec précision, sens des timbres et attention incessante au plateau. Vivement que ce « Diable » puisse tourner dans des salles pleines et se faire applaudir comme il le mérite ! (Alain Cochard / Concertclassic.com) »
 
« Ce sont là les idées reçues sur Offenbach et Schönberg. Mais à voir ce merveilleux diptyque formé par deux pièces lyriques en un acte, à sentir la continuité entre les deux pièces portée impeccablement par les musiciens dirigés par Takénori Némoto et les chanteurs sur scène, il semblerait que cette nature faustienne de l’un, soit peut-être bien partagée par l’autre. (Oriane Jeancourt Galignani / Transfuge) »
 
« Takénori Némoto, chef d’orchestre et fondateur de l’Ensemble Musica Nigella, part de l’idée de concentrer l’essence de Von Heute auf Morgen, en rehaussant la couleur.  Les chanteurs sont en phase avec leurs rôles. Les protagonistes (Jeanne et la Femme, Gaspard et le Mari) doivent jouer dans des registres bien différents, ce qu’ils réussissent avec assurance. (Victoria Okada / Vivace Cantabile) »

« Quand le diable frappe à la porte » / Work in progress / Interview des artistes

« Quand le diable frappe à la porte » / Interview de Patrice Martinet, directeur de l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet

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